Les émotions, un grand sujet

Ose Déployer Ton JEU

Les émotions, un grand sujet

Nous préférons tous vivre des émotions positives, celles qui nous font du bien, qui nous rendent heureux. Mais toutes les émotions sont nécessaires à notre épanouissement, à notre dépouillement, à notre évolution.
Parfois, lorsque l’émotion ressentie fait trop mal, plusieurs d’entre nous préférons anesthésier l’émotion, l’engourdir de toutes sortes de façons : nourriture, alcool, drogue, somnifère, sexe, achats compulsifs, sports extrêmes, passions excessives, etc.
On s’engourdit pour garder le contrôle, par peur, par résistance à ce qui est. On ne veut pas ressentir l’émotion qui nous dérange autant, qui nous fait si mal.
Pourtant, il est impossible de s’engourdir de façon sélective. Cela signifie que les émotions négatives ne sont pas les seules à être refoulées par nos mécanismes de protection inefficaces : les émotions dites positives comme la joie, la gratitude, le bonheur, l’ouverture du cœur sont aussi engourdies par la même occasion. Il en résulte des relations moins chaleureuses, une fuite de la joie et du bonheur, un malaise inexpliqué, une nostalgie et un sentiment de vide qui nous envahit.
Quand on résiste à une émotion, on résiste à toutes les émotions en même temps.
On résiste à notre guérison. Quand on bloque dans une direction, on bloque dans toutes les directions.
Pourtant, toutes nos émotions nous sont utiles : ce sont elles qui nous font cheminer. Les bouddhistes affirment qu’elles sont d’une telle puissance qu’elles nous guident sur le chemin de l’éveil. Ce sont elles qui nous permettent de nous reconnecter à ce que nous sommes vraiment.
Les émotions sont des messagères. Elles ont pour rôle de signaler que ce que nous sommes en train de vivre est significatif pour nous. Elles sont toujours une occasion de croissance.
En les engourdissant nous nous privons de relations authentiques. Nous restons dans des relations plus froides, sans chaleur humaine.
En les accueillant, nous goûtons à toutes les saveurs de la Vie. Nous apprenons à les moduler, les guérir parfois, à les utiliser comme indicateurs de notre état plutôt que de les laisser mener notre vie.
En résistant, on maintient la souffrance. Ce n’est qu’en accueillant l’émotion que l’on peut s’en libérer.
Diane Gagnon

Aucun commentaire

Ajoutez votre commentaire